Publié par Nicolas Madelénat di Florio le 22 fév 2010 dans
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Jeunes Radicaux d’Aix en Provence
Nicolas Madelénat di Florio
Vice-Président
Délégué à la Vie Universitaire
Délégué à l’égalité des chances
Délégué à la culture et au patrimoine
A
Association le Refuge
Aix en Provence, lundi 22 février 2010.
Mesdames, Messieurs,
C’est le cœur lourd que j’ai découvert la récente attaque contre le Refuge, et les menaces pesant sur les personnels et vos pensionnaires. Comment peut-on, encore, de nos jours, considérer que l’homosexualité est une tare, maladie mentale? Je suis profondément écœuré, aussi, que l’on puisse s’en prendre à des jeunes déjà fragilisés par la haine crasse de l’incompréhension. Atteints aussi dans leur être intime par l’exclusion et le regard, souvent inquisiteur, toujours défiant, de ceux qui osent encore se prévaloir de normalité, et d’humanité. Car quels sont donc ces humains-là qui frappent des adolescents blessés par cette révélation, cette découverte d’eux-même si délicate et douloureuse? Je suis outré messieurs et mes pensées vont vers vos jeunes pensionnaires. Je vais contacter dans les plus bref délais la délégation marseillaise de votre association et convenir avec elle des modalités de mon soutien. Soyez assurés, déjà, que de ce combat-là je fais une de mes priorités, tant il y a encore à faire dans ce domaine. Notre pays, qui fût si beau, et si ouvert, porteur des flambeaux des lumières, ne peut plus, et ne doit plus !, accepter que ses enfants souffrent ainsi, sur la base d’un système de valeurs moyenâgeux, porté par quelques chantres arriérés, regressistes, d’un conservatisme crasse, véritable ferment de la haine. Nous ne devons plus accepter, que sur notre territoire, la différence sexuelle soit une raison d’exclusion.
Je vais de ce pas contacter la classe politique locale et aviser avec eux des mesures à prendre, en urgence, afin de vous aider le plus complètement possible. J’aurais aussi l’honneur d’organiser, et de diriger, dans les semaines à venir, un café-débat dans notre belle ville d’Aix en Provence sur l’homophobie. Parfois, expliquer au public les conséquences terribles d’une remarque, d’une allusion, d’une mise au ban, suffit à éviter la spirale de haine que vous connaissez trop bien, malheureusement.
Mon équipe se joint à moi pour vous présenter encore nos meilleurs vœux d’un retour rapide au calme, et nous vous offrons notre amitié, sincère et indéfectible, ainsi que l’assurance de notre engagement dans ces combats qui sont aussi les nôtres,
Nicolas Madelénat di Florio.
Tags: nicolas madelénat di florio;refuge;soutien
Publié par yannick DECARA le 13 fév 2010 dans
Coup de gueule
Notre pays s’enlise dans une crise sans précédent.
Perte de valeurs, de repères, j’irais même parfois jusqu’à dire de fierté nationale.
Regardons le débat sur l’identité nationale! Nous sommes le seul pays qui a honte de parler de ses valeurs, de son identité tant notre frilosité est grande et la lâcheté de certains politiques affligeante.
Ce débat, c’est celui du sens que nous donnons au vivre ensemble. C’ est le signe de la vitalité de notre démocratie. De garde, ne donnons pas raison au génial Alexis de Tocqueville. Celui-ci craignait que le confort de la démocratie ne pousse les citoyens à se désinteresser de la chose publique, considérant leur liberté comme acquise; un jour de 21 Avril 2002 nous alertait déjà sur ce risque…une minorité qui serait élue par l’inertie de la majorité, ou la démocratie qui met elle-même en place un régime qui lui est contraire…
Si nous faisons le choix du repli, de la fuite du débat, alors nous accoucherons d’un despotisme démocratique et nous en assumerons les lourdes responsabilités. C’est à cette funeste issue que la lâcheté de la gauche nous conduit.
La démocratie est une conquête permanente, de tous les instants, et le débat, avec ses moments de partage comme ses dérapages, en est l’outil de construction.
Le débat sur l’identité nationale doit nous amener à nous interroger sur ce qu’est la France mais aussi sur ce qu’elle n’est pas. La France n’est par exemple pas le pays de la burqa, elle n’y a pas sa place et ceux qui en prônent le port non plus.
Il est honteux que dans le pays des droits de l’Homme, dans ce pays où nous nous battons pour la parité hommes/femmes, nous en soyons à un débat sur l’autorisation ou pas de cette outil de dégradation et de soumission de la femme.
C’est bien le signe que la France traverse une crise morale très grave et qu’il faut plus que jamais nous interroger sur l’essence même de notre nation: les droits de l’Homme, la laicité, qui sont des droits mais aussi des devoirs de respect qu’il nous faut faire respecter.
Publié par Thomas Spinosa le 13 fév 2010 dans
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« Ce qui fait de l’Etat un enfer, c’est que l’homme essaie d’en faire un paradis »
F. HÖLDERLIN
Avant d’évoquer précisément la responsabilité du régulateur dans cette crise, il nous semble important de noter qu’une crise est une dépression cyclique inhérente au capitalisme. Il s’agit d’événements anciens (la crise dite « manie des tulipes » s’est déroulée entre 1634 et 1637, par exemple), mais surtout naturels. En effet, le principe d’une crise est d’éjecter les parties non-rentables du marché et, dans cette épreuve, les entreprises qui sont bancales finissent par faire faillite afin de laisser place à d’autres compagnies, solides, et souvent vectrices d’innovations donc de bénéfices et d’avancées mondiales… Sauf depuis 1929.
En 1929, la 1ère mondialisation était achevée et le fameux « jeudi noir » (et ses conséquences) surprit tout le monde par sa virulence. Avait-on oublié les précédentes crises ? Quoiqu’il en soit, c’est après 1929 que fut instauré un principe qui marque encore aujourd’hui chaque crise : le « too big to fail »
Il s’agit de dire qu’en temps de crise, une entreprise jugée trop importante par l’Etat ne doit pas faire faillite. Pour cela, on lui donne ou prête beaucoup d’argent. L’Etat agit comme un « prêteur en dernier ressort » et cela cause un problème d’aléa de moralité. En effet, cette politique peut être qualifiée de « privatisation des bénéfices et socialisation des pertes », à savoir que, lorsqu’une entreprise est en bonne santé elle fait des bénéfices et les garde et lorsqu’elle échoue le contribuable lui donne l’argent manquant. Mais revenons sur l’aléa de moralité : une entreprise qui est certaine de ne pas pouvoir échouer prend-elle plus de risques ? Assurément. Vous misez un milliard sur des subprimes : si vous réussissez, vous pouvez en empocher dix, et, si vous échouez, vous ne perdrez rien ou presque rien. Miseriez-vous ou non ?
En somme, peut-on parler de risque pour une entreprise si elle ne peut pas « échouer » ? Peut-on, honnêtement, reprocher à une entreprise de vouloir faire un maximum de bénéfices ?
Le régulateur a ici créé un risque énorme pour la société en assurant les grosses entreprises de ne pas faire faillite, ce qui a pour conséquence de faire rester sur le marché des compagnies qui ont des faiblesses importantes. Cet acte étatique absolument aberrant n’est pas isolé.
Les taux directeurs des Banques Centrales servent de régulateur dans l’économie en baissant les taux pour plus de consommation ou en les augmentant pour plus d’épargne, et, en cas de problèmes financiers, elles injectent de l’argent, beaucoup d’argent. Et ce fut le cas après l’éclatement de la Bulle Internet et surtout après le 11 septembre. Pour que l’économie ne s’enraie pas, la Fed a injecté tellement d’argent que les taux d’intérêt tombèrent au plus bas (1% sur le marché monétaire) et a baissé entre janvier 2007 et septembre 2008 sept fois son taux directeur. De plus, la Chine possédant de la dette américaine, il était plus intéressant pour le gouvernement US de garder ses taux à un niveau le plus faible possible. Quelles furent les conséquences ? Tout le monde pouvait emprunter, ou presque, pour rien. Comment en est-on alors arrivé à prêter à des gens démunis ? Il y a deux cas : celui des banques privées et celui des banques « privées ». Les banques privées, désintéressées par les nouvelles technologies après la Bulle Internet ont remarqué les augmentations du prix de l’immobilier et ont profité des taux extrêmement bas de la Fed pour prêter à tous, même aux sous-solvables. Mais le marché étant risqué, il est rationnellement envisageable de faire attention à ne pas trop prêter… sauf si vous êtes sûr d’être remboursé par l’Etat. Et il y a les banques « privées », qui aux Etats-Unis sont Fannie Mae (FNMA) et Freddy Mac (FHLMC). A l’origine, propriétés de l’Etat, elles sont devenues des établissements publics de fonds privés (Government Sponsored Enterprise, GSE). En somme elles dépendent du gouvernement US et notamment du Département Américain du Logement (HUD). Ce département a obligé ces deux institutions à financer des crédits subprimes suivant un pourcentage qui n’a cessé d’augmenter au fil des ans pour arriver à 54% des crédits en 2004. L’Etat américain a donc exigé que la moitié des crédits autorisés le soit aux sous-solvables.
Est-ce donc le manque de régulation qui a poussé à la folie des subprimes ?
Certains argueront que les établissements financiers cachaient tout cela et que c’est le but du libre-marché. Déjà, rappelons que la transparence est nécessaire au libre-échange mais en plus, si la transparence est manquante, ce n’est pas seulement par un manque de régulation sur ce sujet mais par une absence totale de volonté des régulateurs.
Revenons sur le cas Fannie Mae/Freddy Mac, lorsque le HUD a exigé 54% de subprimes, l’un de ses dirigeants a aussi exigé que les comptes ne soient pas révélés, ni au public, ni aux autres établissements. Pourquoi ? Car le HUD savait que 54% de crédits à très haut risque pouvait effrayer les autres banques et donc créer une crise de confiance (qui, on le sait, s’est tout de même produite). Donc l’Etat a demandé à ses établissements d’être totalement opaques en cachant leurs données financières. Pourtant ceci est illégal… sauf pour Fannie Mae et Freddy Mac qui ont eu un traitement de faveur à cause de leur statut « public ». Nous pourrions aussi évoquer le fait que depuis 1995 et le renforcement de la loi « Community Reinvestment Act », les banques américaines sont presque dans l’obligation de permettre aux minorités afro-américaine et hispanique d’obtenir des prêts, qu’ils soient solvables ou non, tout cela au nom de la « sacro-sainte » lutte contre la discrimination. En cas de refus, les établissements privées risquaient d’importantes amendes et condamnations.
D’autres vont accuser la spéculation, cherchant absolument à accuser un marché, qui non seulement n’est pas libre mais qui est en plus non coupable. Spéculer, c’est prévoir le prix futur d’un bien, c’est l’anticiper. L’intérêt du spéculateur est de faire de l’argent, il vaut mieux donc pour lui miser juste. De plus, le spéculateur, lorsqu’il voit juste ne fait pas que gagner de l’argent, il pointe du doigt une faiblesse économique qu’il rectifie par une action de stabilisation des prix. C’est à cela qu’il nous sert, à stabiliser les prix et à éviter les grandes fluctuations. Qui peut aujourd’hui nier que les prix de l’alimentaire sont moins sujets à fluctuation qu’au XVIIe siècle ? Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus dans cet article, mais plutôt les accusations farfelues de « court-termisme ». En France, on a l’habitude d’accuser les « méchants fonds de pensions » d’investir sur du court-terme. Mais peut-on réellement en faire lorsque le but est de placer de l’argent pour les retraites des adhérents ? Peut-on dire qu’un fond de pensions fait du court-terme lorsqu’elle mise l’argent d’un travailleur de 25 ans qui ne touchera sa retraite qu’après 60 ou 65 ans ? Par extension, une entreprise peut-elle s’amuser à jouer sur le court-terme sachant que les fonds de pensions (qui possèdent d’énormes liquidités) ne miseront pas sur elle ? L’intérêt de l’entreprise est de faire de l’argent, sur le court, le moyen et le long terme et le marché n’influe pas sur les individus, ce sont les individus qui influent sur le marché.
Mais dans toute cette histoire, il y a une chose plus choquante que tout ce qui a été évoqué, et c’est la prétention sans bornes des régulateurs, des interventionnistes à affirmer qu’ils sont omniscients, omnipotents, et donc capables de prévoir exactement les comportements des agents rationnels et irrationnels du marché – à savoir, approximativement six milliards d’individus, et d’en plus pouvoir les contrôler… Comment un « expert », un Etat ou un autre agent de régulation peut-il faire ce que les keynésiens appellent un « plan » ? « On va planifier l’économie ». Traduction ? « Nous savons exactement ce que vous allez faire, car nous vous dirons exactement quoi faire ». Car c’est cela la régulation, la prétention des agents de l’Etat à saisir l’immense complexité du marché et ses infinies variables. D’ailleurs, l’échec le plus cuisant est bel et bien cette crise avec tout un attirail juridique de régulation, de manigances, de comptes masqués et autres. En effet, comment les très obèses Etats n’ont-ils pas pu prévoir une crise aussi énorme, alors qu’ils sont censés détenir la Vérité ?
Commencer à réguler, c’est commencer à supprimer des libertés, celle d’entreprendre ou celle de propriété privée. L’Etat n’a aucune légitimité pour interférer dans des affaires privées, n’a pas à nous dire ce que nous devons faire de notre argent, de notre temps, et, par extension, ne peut pas le faire à des entreprises qui appartiennent à des hommes. L’intervention paraît faible pour certains, mais chaque abus de pouvoir, chaque privation de liberté nous mène inéluctablement vers un régime plus autoritaire et plus liberticide : « Le contrôle de la production des richesses est le contrôle de la vie humaine elle-même » (H. BELLOC)
Sources :
HAYEK Friedrich, La route de la servitude, Collection Quadrige Grands Textes, Editions PUF, 2005.
BENARD Vincent, Crise des subprimes, un désastre engendré par l’Etat (bis repetitam)
LUTFALLA Michel, Les crises financières : des accidents fréquents, in Crises Financières, Editions Economica, 2001.
PASTRE Olivier & SYLVESTRE Jean-Marc, Le roman vrai de la crise financière, Collection Tempus, Editions Perrin, 2008
Publié par yannick DECARA le 9 fév 2010 dans
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On en entend beaucoup parler, mais malheureusement le débat de forme politique l’emporte sur le fond. En vous présentant la réforme de manière plus précise, je m’efforcerai de m’écarter des postures idéologiques pour aborder un tournant majeur dans l’approche de la fiscalité locale française.
Créée par le gouvernement Chirac en 1975, la taxe professionnelle succède à la patente (droit à exercer une activité commerciale basé sur le chiffre d’affaires et les salaires). A l’arrivée des grandes surfaces au début des années 70, la patente apparait comme un handicap très lourd pour les commerces.
Sur quoi reposait la taxe professionnelle? Elle était assise sur:
-une partie foncière
-une partie salaires
-une partie investissements dite aussi équipements
-une partie recettes pour les professions libérales
La part salaires a été supprimée en 1999 par le gouvernement Jospin car il devenait difficile de continuer à taxer des entreprises sur les salaires alors que le pays luttait contre le chômage! François Mitterand considérait même cette partie de la taxe professionnelle comme un « impôt imbécile ».
De même, Nicolas Sarkozy considère la partie investissements de la taxe comme « anti-économique », car il paraît difficile pour nos entreprises de continuer à investir massivement en France si le pays les taxe sur leurs investissements.
Représentant un quart de la fiscalité locale, la taxe professionnelle ne pouvait être supprimée sans être remplacée.
Un nouvel impôt est créé: la contribution économique territoriale (CET)., basée sur le foncier et la valeur ajoutée, jugée moins pénalisante que l’investissement.
Le rendement de ce nouvel impôt devrait être baissé de 20%, ce qui représenterait selon Bercy une augmentation de 20% des gains de productivité pour les entreprises.
Cependant la valeur ajoutée est en partie composée des salaires, nous pouvons donc nous interroger sur les conséquences en terme d’emploi de cette CET.
L’actualité récente nous amène aussi à nous interroger sur la véritable incidence qu’avait la taxe professionnelle. En effet, la décision de Renault de délocaliser la production de la clio 4 en Turquie après la suppression de la taxe professionnelle n’est pas sans nous alerter. Il aura fallu une intervention forte de l’Etat pour sauvegarder (en partie!) la production puisque les voitures destinées au marché français seront produites en France et le reste en Turquie. Cette réforme améliore-t-elle réellement la productivité de nos entreprises?
Regardons de plus près les changements de la réforme:
| Avant la réforme (taxe professionnelle) 29,8 milliards d’euros |
Après la réforme (CET)21,4 milliards d’euros |
| Fraction équipement dite EPM23,4 milliards d’euros |
Cotisation à la valeur ajoutée15,5 milliards d’euros |
| Fraction foncière5,6 milliards d’euros |
Fraction foncière5,6 milliards d’euros |
| fractions recettes0,8 milliards d’euros |
fractions recettes0,8 milliards d’euros |
La partie « fraction recettes » a été retoquée par le conseil constitutionnel.
De façon mécanique, l’impôt sur les sociétés va augmenter, portant l’impact réel net de la réforme à 5 milliards d’euros.
En 2010, il n’y a plus de taxe professionnelle et les entreprises paient la CET. Cependant, les collectivités touchent le montant 2009 de la taxe professionnelle par une dotation de compensation de l’Etat pour cette année de transition. Le produit fiscal n’augmentera pas alors que la dynamique de la base sur les équipements était l’intérêt de la taxe professionnelle.
En 2011, les collectivités percevront la CET et l’Etat comblera la différence.
Les quatre taxes directes principales (taxe d’habitation, taxe foncière sur les propriétés bâtiesn taxe foncière sur les propriétés non bâties et taxe professionnelle) sont partagées par les différentes collectivités. Comment la CET sera-t-elle répartie?
Cotisation sur la valeur ajoutée ( environ 75% de la CET):
26,5% pour le bloc communal (communes, intercommunalités)
48,5% pour les conseils généraux
25% pour les régions
Le département en récupère donc la majorité.
Le taux de cette cotisation est fixé au niveau national, ce qui ne laisse aucune marge de manœuvre aux collectivités pour en déterminer le montant.
Ceci est un point important de la réforme qui n’est pas sans poser de problèmes.
Part régionale de la taxe foncière sur les propriétés bâties : Elle passe de la région au bloc communal et aux conseils généraux.
Part départementale de la taxe d’habitation: Elle passe au bloc communal
Le bloc communal, qui perd la quasi totalité de sa fiscalité économique récupère la fiscalité sur les ménages.
Cette réforme tend à une « spécialisation fiscale » qui présente certains avantages et certains risques:
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Avantages
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Risques
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| Meilleure lisibilité fiscale |
Manque de motivation des communes à accepter une entreprise industrielle sur son territoire |
| Responsabilité accrue des décideurs locaux dans la détermination de la pression fiscale |
La situation financière de l’Etat mène à penser qu’il ne pourra compenser longtemps |
Quelles marges de manœuvre pour faire face?
Peut-on jouer sur les taux de la CET?
Nous l’avons vu, la cotisation sur la valeur ajoutée a un taux fixé nationalement qui ne permet aucune marge d’action pour les collectivités.
L’autre partie de la taxe est la fraction foncière. Celle-ci obéit à la règle de liaison des taux. Autrement dit, les collectivités ne pourront majorer plus fortement le taux de la cotisation foncière que le taux de majoration pondéré des trois autres taxes directes. Ces dernières reposant sur les ménages, la marge de manœuvre en l’espèce est très réduite.
Quid des autres impôts directs?
La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ou la redevance sur l’enlèvement des ordures ménagères (REOM) financent la collecte et le traitement des déchets dont le coût augmente fortement.
La TEOM est assise sur l’importance du logement, la REOM sur le poids des déchets jetés. Autrement dit, la première sur le contribuable, la seconde sur l’usager.
Le versement transports finance les dépenses liées aux transports.
Il s’agit de taxes dites « spécifiques » car destinées à un certain type de dépenses, ce qui déroge à la règle de l’universalité de l’impôt.
La baisse du produit fiscal des entreprises pourrait entrainer un regard vers des services spécifiques comme la collecte, à travers l’établissement de budgets annexes à l’obligation d’équilibre, comme l’eau et l’assainissement.
Pour les transports, cela trouvera déjà ses limites dans la volonté récurrente de développer la gratuité des transports.
Les communes augmenteront-elles les trois taxes ménages? Cela paraît difficile.
Se tourneront-elles vers la résidentialisation? Cela parait être une piste intéressante de développement territorial producteur de ressources.
Voilà donc brièvement les grands enjeux de la suppression de la taxe professionnelle et donc de la nouvelle gouvernance de nos collectivité territoriales.
Publié par yannick DECARA le 2 fév 2010 dans
Actions des jeunes radicaux d'Aix en Pce
Les jeunes radicaux d’ Aix en Provence
Citoyennes, citoyens,
Les jeunes radicaux d’Aix en Provence entament cette année 2010 plein d’optimisme et le regard tourné vers l’avenir. L’année qui s’achève a été très difficile, et les choix du politique jamais aussi importants. Notre société doit changer, que cela soit dans les rapports entre nations, dans notre consommation des énergies de notre planète, ou encore dans le fonctionnement du monde économique.
A Aix en Provence, le Parti Radical est présidé par Sophie Joissains qui porte nos convictions au sénat ainsi qu’à la commission nationale consultative des droits de l’Homme. Sa détermination à faire entendre l’Humanisme radical et son dynamisme lui ont permis de prendre au sein de la haute assemblée des positions très fortes pour défendre les intérêts du territoire aixois.
La jeunesse qui désire franchir le rubicon de l’engagement politique doit se poser une question: quel sens donner à son action? En mars 2008, Jean-Louis Borloo, président du parti radical, définissait ce choix ainsi: « Entre faire au risque de déplaire ou plaire au risque de décevoir, il faut choisir ». Les jeunes radicaux d’Aix en Provence choisissent le terrain de l’action.
L’action au service de quelles convictions?
L’égalité des chances: Parce qu’on ne peut concevoir d’élites sans un ascenseur social qui en donne l’accès à tous. Parce que le mérite doit être le seul facteur de réussite, et parce que le milieu dans lequel on nait ne doit pas être un handicap mais au contraire une richesse personnelle qui nous pousse vers l’avant tout au long de notre vie.
La laicité: La loi de 1905 est un pilier de notre république. La laicité, c’est la reconnaissance de tous les cultes, mais dans leur expression républicaine. C’est le seul modèle capable de permettre la cohabitation harmonieuse des femmes et des hommes de ce pays.
L’esprit d’entreprise: Peut-être le point qui nous différencie le plus de la gauche.
Les entrepreneurs,qui prennent des risques pour produire des richesses, créer de l’emploi, sont la pierre angulaire de notre croissance économique. Le service public à la française est une richesse extraordinaire, mais la croissance vient des initiatives privées, de la concurrence qui fait baisser les prix et encourage l’innovation. Stigmatiser le patronat qui est la clef de voute de la croissance et de l’emploi, c’est condamner notre pays à la récession, tant économique qu’intellectuelle.
Le civisme: : Plus que le terme de développement durable, le civisme doit être au coeur de l’action politique. Le respect de l’environnement, c’est d’abord le respect de son prochain. La position de Sophie Joissains sur le service civique obligatoire renforce les jeunes radicaux dans cette dynamique.
Bien entendu, les jeunes radicaux sont aux avant postes du combat pour la sauvegarde de notre planète. Jean-Louis Borloo lors du 110e congrès du Parti Radical évoquait ce défi de « passer d’une société anonyme à une société à responsabilité sociale et écologique ». Ce défi doit se faire dans une volonté de conciliation avec le monde économique et celui de l’emploi. Ainsi la réussite de la prime à la casse qui a permis de préserver le secteur automobile en temps de crise doit servir de référence dans la volonté de concilier économie et écologie.
L’Europe: Avec 1% de la population mondiale, la France a besoin de l’Europe pour faire entendre sa voix. De l’Europe, mais surtout d’une Europe politique, c’est à dire de la doter d’une constitution.
Aujourd’hui, celle-ci est à la croisée des chemins entre une confédération (régies par des traités ) qui n’en n’est pas une, puisque sur bien des points on constate des pertes de souveraineté nationale qui poussent vers le fédéralisme (la politique monétaire avec l’euro, l’immigration avec Shengen, l’agriculture avec la PAC…) et un Etat fédéral auquel il manque un constitution pour s’exprimer et mettre en place une véritable gouvernance.
La construction européenne est un défi majeur de ce siècle, et c’est plein d’espoirs en son aboutissement que nous nous y engageons, avec le voeu que l’Etat fédéral rêvé par Victor Hugo représente l’avenir du vieux continent.
Si vous aussi, vous vous inscrivez dans l’action, si les valeurs que nous défendons sont les vôtres, rejoignez-nous, et ensemble nous ferons vivre le débat, et grandir la République.
Yannick Decara, 23 ans
Président des jeunes radicaux d’Aix en Provence
Conseiller municipal d’Aix en Provence
Conseiller communautaire
Nicolas Madelénat di Florio, 22 ans
Membre actif délégué à la vie universitaire et à l’égalité des chances
Etudiant-chercheur à l’université de Provence
Eddy Gunther, 23 ans
Membre actif délégué au pouvoir d’achat
Employé de service à la personne
Benjamin Margueritat, 23 ans
Vice-Président
Responsable de société
www.jeunesradicauxdaixenprovence.fr
contact: jeunesradicaux.aix@gmail.com
Publié par Nicolas Madelénat di Florio le 8 jan 2010 dans
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Alors que la CGE (Conférence des Grandes Ecoles) semble montrer quelques réticences à observer le quota de 30% d’étudiants boursiers, le Parti radical, défenseur historique des valeurs de méritocratie et d’égalité, tient à rappeler avec détermination que la promotion de l’égalité des chances pour tous nos concitoyens, quelle que soit leur origine géographique et sociale, constitue l’un des piliers de notre république.
Le Parti Radical refuse l’association systématique entre une origine sociale modeste , au demeurant non avérée et un hypothétique abaissement du niveau d’un diplôme
Face à ces questions, ancrées dans notre pacte, le Parti radical appelle à la plus grande vigilance, au refus de l’amalgame entre origine sociale et réussite universitaire et invite donc, pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes, à repenser les enjeux de l’égalité des chances
Paris, le 5 janvier 2010
Publié par Nicolas Madelénat di Florio le 15 déc 2009 dans
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L’identité nationale: faux débat, vraies interrogations?
Nicolas Madelénat di Florio
Etudiant-chercheur à l’Université de Provence.
Première publication; propos liminaires.
Il est de ces sujets auxquels personne ne semble avoir de réponse claire, précise, voire même qui semblent tendre à plonger chaque participation dans un marasme terrible, si profondément sombre que celui qui s’y prête en arrive à oublier la lumière des hautes sphères intellectuelles. Point ici question toutefois de s’égarer dans des lieux communs, des faux-semblants, de se laisser aller dans quelque méli-mélo pathético-burlesque d’une droite arrogante et primaire qui explique que l’identité de la France, avant tout, n’est comprise que par notre peuple, ou, pis encore!, qu’elle est nous et que les autres sont à part. Une droite idiote en somme, qui ne sait pas reconaître, tout simplement, où se placer entre langue de bois et mauvaise foi. J’ai pour ma part décidé de ne pas me laisser aller dans les habitus que chaque lecteur peut attendre. Je ne dirai donc pas que l’identité nationale est l’émanation de la société française, son image, son visage. Car là, ce serait pire qu’un lieu commun, ce serait une impasse. Je ne dirai pas non plus qu’il y a un lien entre identité nationale, et nation; cela n’avance à rien si ce n’est se complaire à ne rien dire. J’éviterai aussi de rassembler les français, ceux qui sentent qu’ils le sont, par un simple positionnement géographique. Etre français, c’est là, je crois, non pas le débat mais le fond, vrai, véridique, tangible, de la question. Point de solution toutefois, et encore moins de définition simpliste au problème posé. Car à définir ab hoc et ab hac, on avance peu. Nous savons toutefois déjà ce que ce n’est pas. Car l’identité est par essence opposée à la notion de groupe, de représentation collective. Pourquoi? Très simplement car une société, une nation, est un ensemble -plus ou moins cohérent- d’individus. Les « grands » philosophes défendront qu’ils ont choisis de vivre ensemble. La réalité concrète s’oppose à cette vision, mais là encore n’est pas le débat. Toutefois, nous avançons, doucement, éliminant au fil de nos pérégrinations les voies du doute, de l’incertitude, de l’égarement aussi. Car avant de parler identité, il convient de définir la nation. Est-elle, tout simplement, l’ensemble des personnes vivant sur le territoire? Beaucoup diront oui. C’est toutefois une erreur primaire et grossière. A cela deux raisons: la première étant que le territoire évolue avec le temps et que les populations changent, se diversifient, se sédentarisent ou s’expatrient. Les « français de souche » quittant le territoire seraient donc exclus de la Nation. Boiteux tout de même. Seconde chose. Durant des années l’Alsace ne fut pas une terre française, toutefois, les alsaciens, en grand nombre, se sentaient français. Le sol n’a donc pas grand chose à voir avec la vision intérieure, intégrée à la personne, de ce qu’elle est, de son identité, de son moi projeté au sein de sa persona, son « masque » de citoyen, comme élément politique du groupe, de la société. Il faut donc dépasser les a priori géographiques. Être français, car c’est là le vrai débat, c’est avant tout se sentir comme tel, accepter les codes de ce pays, les intégrer, les partager, les transmettre. Car dans l’identité collective, le sur-moi du groupe en tant que formation à visée politique, la société, puis en tant que générateur de la norma, et des institutions l’engendrant, l’incarnant, la défendant, en sanctionnant la transgression, il ne faut pas faire fi de la notion, indispensable, de civilisation. C’est là toutefois la thèse que j’ai décidé de présenter ici. Car l’identité nationale doit être plus qu’un moyen de masturbation intellectuelle. Ce sujet, vaste, indispensable, ne doit pas être une affaire électoraliste, entre l’insécurité, le chômage, puis, insidieusement, une incitation à la haine de l’autre. On ne peut pas envisager de traiter exhaustivement de ce sujet sans « faire un sort » à la question de l’intégration et de l’immigration, qui en sont des parties indissociables. Que faire, après tout, de l’immigré qui a décidé de quitter son pays pour s’installer en France? Quelle place lui accorder, quels moyens devons-nous engager pour qu’il puisse s’adapter, dans les meilleures conditions, et, à terme, s’intégrer? La gauche, amoureusement bercée d’idéaux hypocrites, qui par électoralisme, qui par idéalisme, qui, enfin, par sottise, dira qu’une régularisation massive suffit à régler le problème. C’est commode, d’autant que cela permet un gonflement appréciable des listes électorales, offrant ainsi une population nouvelle, non informée, taillable et corvéable à loisir. Sans hypocrisie, et plus sérieusement, j’analyserai plus loin les moyens d’intégration et les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Je ne peux toutefois clore ces propos liminaires sans émettre une remarque. Pourquoi demander à une population qui ne s’intéresse plus à la politique de réfléchir, et pis encore, de prendre position, sur des questions qui lui échappent tant elles sont -devraient être- affaire de spécialistes? Notre nation, et j’emploie là ce terme terrible à dessein, n’est-elle donc plus capable de réunir, sans que l’on ait besoin d’exiger de ses membres qu’ils le fassent à sa place, les valeurs et les codes nécessaires à son existence et son évolution? En somme, notre monde est-il à ce point malade qu’il nous faille réfléchir à sa forme, lorsque son cœur saigne de voir les enfants de France se battre les uns contre les autres?
L’identité nationale: entre Nation et Civilisation, Culture et Identité; de l’ Un singulier au Nous unique.
Je crois que quelques précisions lexicologiques s’imposent. Non pas que j’aime à étaler les définitions du dictionnaire, lequel est un formidable outil normatif de la langue, sa mise en commun et son utilisation par les locuteurs, mais tout simplement car les termes employés ci-dessus semblent se chevaucher. Nous sommes loin toutefois des Walkyries même si Wagner aurait pu poser là leurs ailes de gloire. Car la gloire passée d’une Nation fait sa force, c’est en elle que s’ancrent ses racines, que se portent les lèvres sèches de nos intellectuels lorsqu’ils doivent éclairer notre pensée de leurs lumières, parfois, hélas, assez fuyantes voire clignotantes. Les héros du passé s’en sont allés, ne restent pas forcément les meilleurs pour la fin, mais quelle faim alors si ce n’est un âge d’or singulier, toujours attendu, jamais éprouvé? La Nation est un groupe de personnes partageant un territoire, possédant une histoire et des structures capables d’assurer leur cohésion. La Civilisation, quant à elle, est un ensemble plus diffus de facteurs abstraits. On devrait l’entendre comme un recoupement, temporaire ou définitif, d’émanations de l’esprit, de ses réalisations, de ses valeurs. La Civilisation serait donc un fantastique mécanisme dont les fruits abreuveraient le monde et que l’on partagerait avec les autres Nations. La Civilisation est donc l’émanation la plus haute de ce que notre Nation peut offrir; s’y regroupent la littérature, les Arts, la philosophie… Elle est, en quelque sorte, l’Esprit là où la Nation est le corps. Ces deux termes sont donc complémentaires.
La Culture est, quant à elle, plus restrictive, et plus mouvante. Elle n’est que la production à un moment donné de la Nation. Mais alors, quel distingo effectuer entre Civilisation et Culture? Une coupe nette, franche, au sabre de la raison s’impose. La Culture est un des facteurs assurant la cohésion de la Nation, elle est l’incarnat de la norma, une forme matériellement admise des valeurs auxquelles chaque français accorde de l’importance. Mais là encore, deux catégories à établir; d’une part les valeurs fondamentalement humaines -le respect de la vie- et de l’autre les codes culturels -la politesse, les usages de langue,ect-.
En somme, s’opposent les corps et les esprits, les éléments physiques, matériels, géographiques (le lieu de naissance, la famille) et les valeurs spirituelles, l’éducation, la mimesis sociale. Oui, et non. Pourquoi? Car l’idéal du vivre ensemble, de ce qui fait que les hommes ont besoin de se grouper en société, et les philosophes parleraient là mieux que moi sur ce sujet, fait que nous avons besoin les uns des autres et que la paix ne se construit qu’en prenant en cause un va et vient permanent de l’individuel au collectif. Personne n’oserait remettre en cause, en pleine mode des droits de l’Homme, la parfaite permutabilité des personnes (considérant que nous sommes tous égaux et que, logiquement, des êtres égaux sont forcément semblables, à peine de ne pas pouvoir les comparer ) Toutefois, on ne peut, non plus, tenter de défendre une égalité réelle, physique, morale, intellectuelle, entre les individus. Car, et le nom confié à ce terme suffit à nous éclairer sur son sens: l’individu, l’indivis latin, c’est à dire l’ensemble des traits constitutifs d’un être, la carte d’identité de ses différences, de sa singularité. Laissons aux marxo-socialistes le soin de démontrer le contraire et ne doutons pas que les vaches maigres de leurs récoltes se pouvaient comptabiliser avec les grains de blés et obtenir ainsi des résultats agricoles capables de garder toute notre planète de la famine pendant quelques millénaires. N’enlevons pas aux utopistes éclairés d’obscurantisme leur soin maladif de ne pas reconnaître à chacun le droit d’être différent. Mais pourquoi cette parenthèse sur les spécificités de la personne? Car la Nation est un ensemble, unique, « mono-bloc » composé d’individus radicalement différents. Le ciment qui va les relier, ou pas, c’est l’identité nationale, ce qui fait non pas le vouloir vivre ensemble mais qui devrait nous garder d’un pareil débat. Que l’on pose les bonnes questions, aux bonnes personnes, au bon moment. Là, ce serait constructif. Car une Nation est un dialogue continuel, dont les politiques doivent se charger, de fédération des individus, des ego, multiples et variés, afin d’assurer l’intérêt général dans le temps, et dans l’espace. Bref, de convaincre chacun qu’il partage des valeurs avec les autres qui font qu’il peut s’entendre, discuter, échanger, apprendre de la diversité.
Un moi qui se cherche, un toi qui se cache?
La société est, par essence, un groupe. Une personne seule, individuelle, un indivis isolé, est condamné à disparaître ou à sombrer dans la folie. Il en va ainsi du mal narcissique intrinsèquement présent en chaque être, et qui fait, justement, qu’il veut rester unique. Or, le groupe impose des codes, des règles, la norma, qu’il convient de respecter à peine d’en être exclu. L’individu, fondamentalement différent, ne l’est donc pas tant que cela. Il en va de sa construction. On ne naît pas français, et l’extrême droite m’en voudra terriblement, on le devient. Chacun peut être français, qu’il naisse partout dans le monde, et de parents d’origines diverses et variées. Ce n’est pas sa couleur, son origine géographique, ni sa fortune qui font de lui qu’il est français mais son éducation. Car c’est dans la construction de soi que s’affirme son appartenance au groupe. C’est en en intégrant les codes, les valeurs, que l’on devient une personne acceptée. Tout se joue donc dans la transmission, la mimesis sociale. Car pour s’affirmer chacun doit commencer par intégrer les limites à ne pas transgresser puis apprendre à s’y épanouir. Il est donc libre d’accepter les contraintes qui pèsent sur lui, une liberté grevée, faussée par la relativité terrible de la norme, mais c’est là le prix du sang. Être libre d’être commence donc toujours par la découverte de sa condition de soumission au groupe puis des liens que le groupe entretient avec les autres groupes, lesquels finissent par former la Nation. Car peut-on dire qu’il existe, sérieusement, une norme magique, toute puissante, qui s’exerce en France, partout et sur chacun, au même moment, afin de l’encourager à être semblable, d’un bout à l’autre du territoire? Non. La faiblesse d’esprit ne serait pas là une qualité garantissant de la responsabilité… On ne naît pas français, on le devient et c’est à l’entourage, aux institutions, de porter les idéaux de notre temps et les valeurs qui devraient être les nôtres. Un conditionnel ici s’impose. Car deux valeurs, deux familles s’affrontent; d’une part les valeurs communes, la République, la laïcité, l’égalité homme-femme, et de l’autre les valeurs individuelles, la religion, l’athéisme, les philosophies et les religions, les us et coutumes locaux… Être français, c’est donc un écartèlement entre un socle commun de valeurs, et des choix personnels. Mais c’est aussi un bien bel idéal d’égalité, lequel mérite, je crois, très largement, que l’on se batte pour lui; mais une égalité intelligente, une égalité de la diversité, une égalité de traitement entre des personnes foncièrement différentes; une égalité respectueuse de la volonté et du désir d’être de chacun dans la limite de l’autre. C’est là, je crois, et il n’est jamais assez nécessaire d’insister, la vocation de la politique: s’adapter aux évolutions de la Nation et nous garder dans l’envie de nous découvrir.
L’enjeu politique de demain n’est donc pas tant de définir nos valeurs communes, ce qui est assez simple mais aussi assez inutile; on ne peut assurer ainsi la cohésion d’une population composée de groupes aux besoins différents, aux attentes parfois terriblement éloignées de la classe dirigeante si l’on n’effectue pas en permanence un dialogue de l’individuel au collectif. Il ne s’agit pas non plus d’assurer la pérennité d’un modèle, car toute mécanique, à son apogée, connait une chute terrible puis un renouvellement. On ne peut espérer maintenir à flot un bateau dont les rameurs commencent déjà à le démanteler. La mer de l’histoire ne nous attendra pas et un nouveau gouvernail évitera les récifs grossiers mais pas une dérive lente vers les sables où nous nous mourrons de morosité. Il nous faut évoluer, redonner envie aux populations de France de vivre ensemble et de bâtir, dans la diversité, et autour de valeurs communes, un droit à la différence et au respect. Cela, ça ne s’impose ni par les armes, ni par la loi, ni par de beaux discours. Il faut faire renaître, dans les cœurs, l’envie de vivre ensemble.
Contacter l’auteur: sur Facebook; par messagerie électronique n.madelenat@orange.fr
Tags: identité nationale; nicolas madelénat di florio;
Publié par Nicolas Madelénat di Florio le 10 déc 2009 dans
Vie étudiante
Credo in unum deum, patrem omnipotentem.
par Nicolas Madelénat di Florio
Délégué à la Vie Universitaire
Délégué à l’Egalité des chances
(« Je crois en un seul dieu, père tout puissant. » Ici est marquée ma volonté de placer comme axis mundi: l’Homme. C’est là une métaphore de l’humanisme porté par les radicaux valoisiens qui placent la personne au centre de tout système)
J’ai décidé de rejoindre il y a quelques temps déjà le parti radical valoisien. Cela peut sembler un peu surprenant mais représente, toutefois, un engagement considérable. Pourquoi? Après tout, j’ai déjà plusieurs autres engagements forts: auprès de Gaudeamus International où j’occupe le poste de Président-fondateur (nous œuvrons à la promotion de l’Europe de la diversité culturelle) mais aussi à l’UNI (la droite universitaire) où je suis en charge de l’Université de Provence sur Aix et Marseille ( 23 000 étudiants inscrits l’an passé) N’oublions pas la Société des Amis de Jean Bodin dont je suis secrétaire perpétuel (recherches humanistes et applications à de grands problèmes de société) Ma prise de position politique et militante vient donc se placer tout naturellement dans la continuité de ce que j’ai déjà accomplis. Je conduits aussi des études supérieures en littérature française et en droit. Homme de convictions, je ne peux, à l’heure où notre système est en crise, rester passif. Notre société va mal. Les français ont peur. Ils n’ont plus confiance en leurs dirigeants, se sentent coupés de toute vie politique. Ils ne votent plus qu’à reculons, et sous la poussée de campagnes publicitaires à répétition. Les français ne croient même plus en l’Europe alors que notre pays a contribué si largement à sa création… La vie politique en elle-même est bien souvent perçue comme une mascarade où l’on s’affronte en public et réconcilie en secret. A gauche comme à droite, les idées semblent stagner. On brasse beaucoup d’air mais, sur le terrain, les choses changent peu. Qu’il est beau de parler d’intégration réussie lorsque des musulmans pratiquent leur religion dans des caves ou autres lieux insalubres! Qu’il est beau de parler d’égalité lorsque nous en arrivons à la discrimination positive et où le quota ethnique, sexuel, devient un passeport illusoire vers les grandes écoles ! C’est là, à mon sens, affaire de baudruches. Un beau ballon sur lequel chacun tente de coller l’héritage républicain; il est plein d’air toutefois, une membrane si fine que le moindre affrontement avec la réalité suffit à la déchirer. Ces actions, toutefois, se remarquent. C’est là encore un problème: l’image remplace le contenu. Les médias ont leur part de responsabilité en se prêtant au jeu. On affirme par ce biais de discrimination positive « sauver » quelques jeunes. Presque une faveur que semble faire notre république, érigée dans le sang de nos martyrs, à ces petits fils de héros morts pour la France et son honneur. Ce sont là quelques exemples de ce qui me révolte le plus.
Notre société va mal; notre système fonctionne de moins en moins bien, mais pourquoi? Tout simplement car nous avons perdu toute raison en éloignant du cœur de cette machine son élément le plus fondamental: l’Homme. C’est là toute notre erreur et la cause de tant de souffrances. Notre droit aussi cède face à la déshumanisation croissante. Souvenons-nous qu’il a été jugé nécessaire à nos législateurs de préciser que les époux se doivent un respect mutuel, alors même que ce devrait être une évidence. Mais où va t’on? Quelle est donc cette flamme qui nous consume et nous porte à notre perte? Est-il normal que l’on pousse des citoyens contre d’autres? Que l’on éduque des enfants dans la haine de la différence? A toutes ces questions, terribles, j’oppose un refus catégorique. Notre pays doit être ré-humanisé. C’est pour cette raison que j’ai décidé de rejoindre le Parti Radical Valoisien, le plus ancien de France. Son histoire s’ancre aux fondements de la République, et de ses valeurs. Car oui, on peut être fier de son pays, fort de son histoire sans pour autant rejeter les racines des autres. C’est de notre diversité que doit naître notre richesse. Or, avant d’intégrer l’autre, il faut le comprendre. Faire l’effort de parler, d’échanger, lui tendre la main sans peur. C’est là être, vraiment, humaniste. Aller vers l’autre, c’est aussi renouer avec nos anciens, et nous tourner, ensemble, vers nos enfants. C’est là, aussi, mon intime conviction. La réconciliation dans la diversité, et l’égalité réelle sont deux axes de travail auxquels je suis particulièrement attaché. C’est afin de défendre mes valeurs et de partager mes convictions que j’ai décidé de rejoindre le Parti Radical Valoisien. Jamais cette formation politique n’a cédé face aux attaques de ses opposants ni aux pressions tendant à une fusion avec l’UMP. Je n’ai rien contre toutes celles et ceux qui adhèrent à cette idée, bien au contraire. Toutefois, notre parti doit conserver son indépendance, l’affirmer, et la défendre. Nous sommes deux formations politiques différentes et avons tout à gagner à le rester. C’est, je crois, ce qui fera avancer la droite et lui permettra de sortir d’un certain immobilisme et d’un conservatisme derrière lequel se cachent certains extrémistes. La société évolue, les citoyens attendent que les mouvements politiques suivent et soutiennent cette évolution. Conserver ses valeurs, bien sûr, mais sans oublier que c’est l’Homme, et non seulement l’histoire, qui fait la richesse d’une nation. Il faut croiser les avis, réfléchir ensemble autour de thèmes qui nous sont en de nombreux points communs. Or, ce n’est pas respecter son frêre que de vouloir lui imposer sa vision. Je ne doute toutefois pas de cette proximité bienveillante du parti majoritaire à notre égard ni de son soutien.
Replacer l’Homme au centre de toute réflexion, je m’y engage comme je l’ai toujours fait. Défendre la diversité, enseigner la tolérance, « raconter l’autre » sont des mots qui doivent, vraiment, sortir des cadres des campagnes électorales. Il faut réconcilier et expliquer, non pas dans un discours, mais sur le terrain, auprès de toutes celles et ceux qui souffrent. Car on ne doit pas se contenter de défendre des idées, on doit les incarner, partout et en tout temps. Plus que des idées, ce sont des valeurs que j’offre et veux représenter devant vous. L’humanisme, avant tout, c’est l’émanation complexe des sentiments mélés à la raison. Réconcilier l’Homme avec lui-même et lui apprendre à vivre avec l’autre, c’est là je crois notre mission à nous radicaux.
Radicalement vôtre, Nicolas Madelénat di Florio.
Tags: Nicolas Madelénat di Florio; université;responsabilité;initiative;engagement;vie étudiante;
Publié par yannick DECARA le 7 déc 2009 dans
Information Jeunes Radicaux d'Aix en Pce

Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat
02/12/09
L’organisation d’un débat sur l’identité nationale offre, à chacun d’entre nous, l’occasion de reconstituer le fil parfois ténu de son histoire personnelle, celle de sa famille, de ses ancêtres, de ses origines, de ses convictions et de ses croyances ; de procéder à un vaste examen de sa conscience citoyenne, historique et philosophique. À cet égard, l’initiative lancée par le Gouvernement dans cette période de forte mutation nous semble une idée opportune.
L’individu n’est pas une page blanche. Il ne naît pas orphelin car tout homme est au moins le fils d’idées, de rencontres, de révoltes ou d’adhésions. Et c’est cette somme de destins croisés qui forme une Nation. On comprend dès lors pourquoi la nationalité est tout sauf une évidence, une donnée statistique ou un simple fait juridique. Elle est au contraire un sentiment complexe, vivant, pluriel, profondément dynamique, situé aux confins de l’histoire, de la géographie et de la philosophie.
Ainsi et par un curieux paradoxe, ce qui est censé nous définir avec le plus de certitude ou de vérité vis-à-vis du reste du monde, relève lui-même du domaine de l’indéfinissable. D’où la nécessité pour chacun d’entre nous, d’effectuer, à intervalles réguliers, ce si beau et si difficile travail de conscience individuelle et collective. La Nation est une communauté de destin en perpétuelle interrogation et donc, en perpétuelle reconstruction. La figer, c’est la condamner. Surtout lorsque l’on est Français.
Car être Français, c’est d’abord une aspiration. On est Français parce qu’on le veut et parcequ’on croit à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité. Trois mots qui à eux seuls, résument toute la quête de l’Humanité. Trois mots inflexibles et exigeants dont l’héritage est un devoir. Trois mots qui nous obligent et qui constituent la base de toute vérité collective, la condition de toute dignité et l’origine de toute communauté. Trois mots qui font toujours de l’autre un citoyen potentiel, un ami ou un frère.
Être Français, c’est avoir la conscience claire, forte, profonde, d’appartenir à une communauté de destin. C’est avoir la conscience que cette appartenance permet non seulement de changer sa propre vie mais également de participer à l’histoire du monde.
Être Français, c’est vivre ensemble ; c’est vivre par les autres et pour les autres. Être Français, c’est être universel ou, tout au moins, vouloir l’être, au-delà des différences d’origines ou de religions. C’est, à l’image d’un Claude Lévi-Strauss, chercher ce qui caractérise l’humain derrière chaque langue, chaque pays, chaque région, chaque croyance ou chaque coutume.
C’est rechercher ce qui unit, ce qui rassemble et non ce qui sépare. C’est apprendre à voir l’autre par le prisme des Lumières et de la vérité. C’est aussi savoir répondre aux appels lancés par sa conscience.
Être Français, c’est croire que la République est une aventure collective, qui se construit jour après jour, dans les victoires comme dans les épreuves, dans la prospérité comme dans la difficulté, dans la concorde comme dans les malentendus. Une aventure unique, inédite, car fondée sur une valeur –la laïcité- qui nous a été donnée en héritage et qui n’existe nulle part ailleurs. Une valeur qui plonge ses racines au plus profond de notre histoire et qui est le fruit de plusieurs siècles de maturation philosophique, de déchirements et de rassemblements, de guerres et d’aventures militaires parfois malheureuses.
En effet, si l’on se tourne vers les autres Nations en Europe et dans le reste du monde, on constate que parmi ce qui nous distingue, ce n’est ni la langue, ni la couleur de peau (mais quelle couleur en ces temps du métissage bienvenu ?), ni les origines géographiques, ni même la culture, mais cette notion si particulière de laïcité. Une notion qui se nourrit à la fois de respect, de tolérance et de distance critique. Une manière de vivre qui ne rejette rien si ce n’est l’obscurantisme, la violence ou l’aveuglement car la tolérance c’est d’abord de refuser l’intolérable et qui privilégie le libre-arbitre. Sans liberté de ne pas croire, il n’y a pas de foi véritable et sans la laïcité, notre devise nationale resterait en partie lettre morte. Elle en est la sève, le socle, la condition.
Ainsi, on ne peut pas parler en France d’identité nationale sans parler d’identité républicaine.
Depuis les Lumières, la République et la Nation forment un tout cohérent, les deux visages d’une même réalité. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’arracher l’identité nationale aux seules considérations géographiques ou culturelles. C’est aussi celle qui nous permet de porter un regard sans cesse renouvelé sur le monde.
Jean-Louis BORLOO, Président du Parti Radical
Publié par yannick DECARA le 2 déc 2009 dans
Information Jeunes Radicaux d'Aix en Pce
Le weekend des 28 et 29 novembre, le 110 ème Congrès du Parti Radical s’est déroulé à la Maison de la Chimie de Paris.
A cette occasion, Jean Louis BORLOO a été réélu pour 3 ans Président de notre mouvement. Pour la première fois de l’histoire du Parti Radical, le Président a été élu au suffrage direct par l’ensemble des militants, dont le nombre a doublé lors de l’année écoulée.
Lors de ce congrès national, la Fédération du Rhône a présenté ses contributions à la préparation du nouveau manifeste du Parti Radical qui verra le jour en 2011. Plusieurs axes de réflexions ont été proposés :
- La mise en place d’un service civique obligatoire d’une durée à définir entre 3 et 6 mois ; proposition rapportée par Sophie Joissains au Sénat;
- L’intégration du passage du permis de conduire dans les diplômes de fin de cursus secondaire (baccalauréat, BEP, CAP) ;
- L’ouverture d’une réflexion sur la généralisation de la gratuité des transports en commun à l’image de ce qui a été réalisé dans de nombreuses grandes agglomérations ;
- La mise en place d’un revenu minimum citoyen que chacun pourrait percevoir et qui se substituerait aux différentes allocations et prestations sociales existantes ;
- La mise en place de règles précises pour maintenir la parité dans les nouveaux modes de scrutins envisagés par la réforme des collectivités territoriales ;
- L’allègement des charges sociales qui pèsent sur le travail en transférant les prélèvements santé et famille sur d’autres cotisations (CSG par exemple) et sur d’autres sources de revenus que le travail (spéculation financières, etc….).
De plus, le congrès national du Parti Radical a voté une motion générale :
- exprimant ses réserves sur la réforme du mode scrutin régional, réclamant une plus grande dose de proportionnelle ;
- entérinant la rédaction d’un « nouveau manifeste radical » d’ici 18 mois ;
- sollicitant la tenue d’un congrès extraordinaire en 2011 pour définir les modalités de la participation du Parti Radical à l’élection présidentielle ainsi que le contenu d’un éventuel contrat de législature.